La Turquie et le Qatar ont affiché une ligne commune, ce jour, mardi, à Doha, sur les crises qui secouent le Moyen-Orient. « La politique d’expansion d’Israël continue de constituer un problème majeur de stabilité et de sécurité dans notre région », a déclaré le chef de la diplomatie turque. Selon lui, la guerre entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que la crise dans le Golfe, ne doivent pas faire oublier la situation à Gaza.
Hakan Fidan a également accusé Israël de mener des actions meurtrières à Gaza, à Beyrouth, en Judée-Samarie et en Syrie, estimant que ces opérations fragilisent l’ensemble de la région.
Mais la conférence de presse ne s’est pas limitée à Israël. Le ministre turc a aussi longuement évoqué la guerre entre Washington et Téhéran et le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Il a indiqué que la Turquie participait activement aux efforts de médiation menés par le Pakistan pour tenter de mettre fin aux combats.
Selon lui, les discussions entre les États-Unis et l’Iran comportent à la fois des difficultés et des éléments encourageants. « Les deux parties veulent que la guerre prenne fin et que le détroit d’Ormuz soit rouvert », a-t-il affirmé.
Hakan Fidan a toutefois averti qu’un axe maritime aussi stratégique ne devait pas être utilisé comme une arme. La fermeture du détroit, a-t-il souligné, provoque des conséquences économiques majeures à l’échelle mondiale.