Une vive divergence persiste entre Tsahal et le Mossad sur l’objectif final de la guerre contre l’Iran. Selon cette analyse, l’armée considère que le succès décisif serait le retrait de l’uranium enrichi du territoire iranien, afin de freiner concrètement le programme nucléaire. Le Mossad, lui, estime que le cœur du problème n’est pas seulement nucléaire, mais politique : tant que le régime des mollahs reste en place, la menace contre Israël finira toujours par se reconstituer.
Cette opposition change toute la lecture de la guerre. Pour une partie de l’appareil sécuritaire israélien, une opération ciblée contre les stocks d’uranium permettrait de porter un coup majeur au programme nucléaire iranien. Mais pour l’autre camp, cette solution ne ferait que gagner quelques années. Un régime maintenu au pouvoir, libéré de certaines pressions et toujours hostile à Israël, pourrait reconstruire ses capacités et poursuivre la même stratégie à long terme.
La question devient donc stratégique : faut-il privilégier une frappe limitée, rapide et spectaculaire, ou viser un bouleversement plus profond en Iran ? Le Mossad miserait sur une pression maximale contre les infrastructures vitales du régime, notamment l’énergie, afin d’accélérer une révolte intérieure. Tsahal, plus prudent, reste concentré sur l’objectif militaire immédiat : empêcher l’Iran d’avancer vers l’arme nucléaire. Deux approches, deux priorités, et une même interrogation : comment éliminer durablement la menace iranienne ?
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