Les États-Unis ont confirmé la tenue d’un nouveau cycle de négociations entre Israël et Liban à la fin de la semaine prochaine, dans un contexte de fortes tensions à la frontière nord et de violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah.
Selon Reuters, un responsable américain a confirmé la reprise des discussions alors que l’armée israélienne estime que le Hezbollah pourrait intensifier ses attaques dans les prochains jours.
Ces pourparlers interviennent également après plusieurs informations publiées dans les médias arabes évoquant une volonté libanaise de donner davantage de poids politique aux négociations en cours. Selon des sources relayées par des médias qataris, Liban envisagerait de nommer à la tête de sa délégation le diplomate chevronné Simon Karam, ancien ambassadeur à Washington et figure réputée proche des cercles diplomatiques occidentaux.
Il pourrait être accompagné de l’actuelle ambassadrice libanaise aux États-Unis, Nada Hamada Muawed, qui a déjà pris part aux deux précédentes rencontres israélo-libanaises à Washington. Aucune décision officielle n’a toutefois encore été annoncée.
Selon plusieurs analystes libanais, la désignation de Simon Karam marquerait une évolution importante du format des discussions, avec une orientation vers des négociations plus directes entre les deux pays.
Des responsables libanais cités dans les médias régionaux affirment néanmoins que Beyrouth continue d’exiger un cessez-le-feu total ainsi que le retrait des forces israéliennes du sud du Liban avant toute avancée diplomatique majeure.