Un accord de principe entre les États-Unis et l’Iran semble se dessiner après plusieurs semaines de tensions autour du Détroit d'Ormuz et du programme nucléaire iranien. Selon les informations parvenues à Jérusalem, Téhéran aurait accepté plusieurs concessions majeures, tandis que Donald Trump se préparerait à alléger une partie des sanctions américaines. Il ne s’agirait pas encore d’un accord final mais d’un document-cadre d’une page servant de base à la poursuite des négociations.
La principale concession iranienne concernerait le stock d’uranium enrichi à 60 %, estimé à environ 450 kilos. Téhéran aurait accepté de transférer ce stock vers un pays tiers. Interrogé par PBS sur une éventuelle destination américaine pour cet uranium, Donald Trump a répondu : « Pas peut-être. Il va aux États-Unis. »
L’Iran aurait également accepté de suspendre l’enrichissement d’uranium pendant quinze ans et de rétablir un contrôle renforcé de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur ses installations nucléaires. L’accord inclurait aussi des limitations concernant les missiles balistiques iraniens, notamment leur portée, une exigence de longue date de Washington. En revanche, plusieurs points restent flous, notamment la question du financement des alliés régionaux de Téhéran comme Hezbollah ou les Houthis au Yémen.
L’Iran aurait maintenu une exigence centrale : l’arrêt des hostilités sur l’ensemble des fronts régionaux. Washington aurait accepté en principe cette demande, même si les formulations exactes restent encore inconnues. Une clause qui pourrait compliquer la marge de manœuvre israélienne au Liban ou à Gaza.
En échange, les États-Unis accepteraient un allégement progressif des sanctions et le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés.
L’accord prévoirait également une réouverture complète du trafic maritime dans le Détroit d'Ormuz.