Plus d'une dizaine de jeunes ont été arrêtés dans l'affaire du meurtre de Yemano Binyamin Zalka, les enquêteurs se heurtent à un obstacle juridique majeur : prouver que les co-suspects avaient connaissance du couteau et de l'intention de s'en servir.
Selon la législation israélienne, un individu peut être poursuivi pour meurtre en réunion sans avoir porté lui-même le coup fatal, à condition d'avoir participé au plan commun. C'est précisément ce que les enquêteurs tentent d'établir.
Or les jeunes suspects maintiennent tous la même version depuis leur arrestation. L'un d'eux a déclaré aux enquêteurs qu'il ne savait pas que son ami portait une arme, ne pas avoir eu l'intention que la victime meure, et dit avoir été pris de panique en voyant le sang avant de fuir.
Les autres suspects ont tenu des déclarations similaires. Faute de preuves suffisantes, il apparaît que la majorité d'entre eux sera inculpée pour de simples coups et blessures, une infraction bien moins grave.
Le cas du suspect principal, âgé de 15 ans, filmé en train de porter le coup de couteau mortel, est traité séparément. Après les faits, il aurait fui vers la ville de Hadera, où il a passé la nuit chez un ami. Ce dernier a été arrêté jeudi pour complicité après les faits.
Le jeune suspect s'est ensuite réfugié chez son père, ses parents étant divorcés. La police a soupçonné les deux parents de l'avoir caché, mais ceux-ci ont affirmé qu'ils ignoraient ce qu'avait commis leur fils.