Côté optimiste, l’Union européenne a raccourci à seulement quatre jours la prolongation de sa recommandation d’éviter les vols vers Israël. Une évolution notable : depuis le début du conflit fin février, ces prolongations étaient généralement d’une semaine, voire plus. Une nouvelle décision est attendue d’ici la mi-mai, laissant entrevoir une possible reprise progressive.
Mais sur le terrain, la prudence domine encore. Certaines grandes compagnies, comme Lufthansa, ont déjà suspendu leurs vols réguliers jusqu’au 1er juillet, tout en laissant une porte ouverte à un retour anticipé si la situation sécuritaire s’améliore.
D’autres compagnies, à l’image de Wizz Air, repoussent encore leurs échéances, désormais fixées à la mi-mai. La low-cost hongroise, pourtant très prisée des Israéliens, tarde à reprendre ses activités et ne montre pas, pour l’heure, de signes concrets de retour durable, notamment concernant l’ouverture d’une base locale.
Résultat : le trafic aérien devrait rester limité cet été. Moins de vols, des coûts de carburant en forte hausse et des arbitrages économiques défavorables à Israël risquent de réduire encore l’offre. Certaines compagnies ont déjà annulé des milliers de vols pour privilégier des destinations plus rentables.
Conséquence directe : les prix s’envolent. Les billets d’avion deviennent plus chers, et la demande se reporte massivement sur le tourisme המקומ. Les hôtels en Israël affichent déjà des tarifs élevés, portés par une demande interne forte et un nombre réduit de voyageurs à l’étranger.