Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a contacté hier (marcredi) le chef du Shin Bet David Zini pour solliciter l'aide du service de renseignement intérieur dans la lutte contre le gang SSQ ("Shapira Squad") dont les agissements occupent désormais le devant de la scène médiatique. L'information a été révélée par Ynet.
Lors de cet échange, Ben Gvir aurait déclaré au patron du Shin Bet : "Nous avons mené une guerre sans merci et il faut continuer, mobiliser davantage de forces. La police fait tout ce qu'elle peut, mais il faut éradiquer le mal à la racine."
Le gang SSQ est né dans les rues du quartier Shapira de Tel Aviv, une bande de jeunes adolescents, pour la plupart issus de l'immigration africaine. Au départ cantonnés au vandalisme, aux graffitis et aux bagarres, ces jeunes ont progressivement adopté les codes de la culture gangsta-rap américaine, posant en tenues menaçantes sur TikTok, visages masqués, avant de basculer vers une criminalité de plus en plus grave.
En deux ans, leurs membres sont devenus des habitués du commissariat à Tel Aviv. Les dossiers se sont accumulés au parquet de district : ces jeunes sèment la panique dans les rues, sont coupables de violences, de coups de couteau, de vols de trottinettes et d'iPhones sur des enfants et des passants, allant jusqu'au lancer d'une grenade dans une zone résidentielle.
Il y a quelques jours, une mineure suspectée d'appartenir au gang a été filmée en train de rouer de coups une fillette de 12 ans, en groupe. La mère de la victime a témoigné : "Ma fille a été attaquée après l'école par un groupe de filles et garçons de la SSQ. Elle a été frappée, on lui a arraché des cheveux, cassé une dent et volé son iPhone 17, acheté à Miami avec l'argent de sa bat-mitsva. Ils ont tout filmé et diffusé en ligne."
Quelques jours avant cet épisode, deux adolescents de 14 et 15 ans avaient été agressés dans le nord de Tel Aviv par une vingtaine de membres du gang venus pour les dévaliser.