L’état-major de Tsahal a ouvert une enquête interne après un incident impliquant le commandant de la brigade Givati, le lieutenant-colonel Netanel Shamka, accusé d’avoir fait entrer trois civils israéliens en territoire libanais sans autorisation préalable.
Selon les informations rapportées, ces civils — issus de familles endeuillées — auraient été autorisés à franchir la frontière dans le secteur de Bint Jbeil afin de se recueillir sur les lieux où leurs proches ont été tués au combat. L’initiative, présentée comme un geste d’accompagnement mémoriel, n’aurait toutefois pas reçu l’aval des chaînes de commandement requises.
Le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, suit personnellement le dossier et doit statuer dans les prochaines 24 heures sur d’éventuelles mesures disciplinaires à l’encontre du commandant concerné.
L’incident intervient dans un contexte sensible, peu après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu dans la région, alors que l’armée considérait encore la zone comme opérationnelle et potentiellement dangereuse. Quelques jours après cette intrusion, des affrontements ont encore opposé des forces israéliennes à plusieurs terroristes armés dans le même secteur.
Ce n’est pas la première fois qu’un tel épisode survient. Il y a environ un an et demi, un incident similaire avait déjà éclaté lorsqu’un officier supérieur avait autorisé l’entrée d’un civil en zone de combat dans le sud du Liban sans validation hiérarchique. Cette affaire s’était soldée par la mort de ce civil et d’un soldat, et avait conduit à la démission de l’officier impliqué.