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États-Unis : les réseaux sociaux des candidats à la carte verte scrutés pour traquer les contenus antiémites

Les agents de l’immigration auraient reçu de nouvelles consignes visant à détecter tout soutien à des « idéologies, organisations ou activités terroristes antisémites »

2 minutes
26 avril 2026

ParJohanna Afriat

États-Unis : les réseaux sociaux des candidats à la carte verte scrutés pour traquer les contenus antiémites
Illustration iStock

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Les autorités américaines de l’immigration examineraient désormais les réseaux sociaux des demandeurs de résidence permanente afin d’identifier d’éventuels propos ou comportements considérés comme hostiles à Israël ou contraires aux intérêts des États-Unis. C’est ce que révèle une enquête publiée par le New York Times, fondée sur des documents internes du département de la Sécurité intérieure.

Selon ces documents, les agents de l’immigration auraient reçu de nouvelles consignes visant à détecter tout soutien à des « idéologies, organisations ou activités terroristes antisémites », ainsi que toute expression perçue comme anti-américaine. Les participations à des manifestations pro-palestiniennes sur les campus universitaires figureraient également parmi les éléments pris en compte dans l’évaluation des dossiers.

Les instructions demanderaient aux agents de considérer ces éléments comme « hautement défavorables » et de les signaler à leur hiérarchie. Parmi les exemples cités dans le rapport figurent des publications en ligne dénonçant la politique israélienne à Gaza, la modification symbolique de cartes d’Israël ou encore des messages appelant à des représailles contre les actions militaires israéliennes.

Le New York Times indique également que les autorités s’intéresseraient de près aux personnes ayant participé aux mobilisations étudiantes qui se sont multipliées aux États-Unis depuis le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre 2023.

Interrogé par le quotidien américain, un porte-parole des services de citoyenneté et d’immigration (USCIS) a déclaré que les personnes exprimant de la haine envers les États-Unis n’avaient pas vocation à s’y installer durablement. La Maison-Blanche affirme pour sa part que ces mesures relèvent de la protection de la sécurité nationale et ne visent pas à restreindre la liberté d’expression.

Cette orientation s’inscrit dans une politique migratoire plus restrictive engagée depuis le retour au pouvoir du président Donald Trump en 2025, incluant un durcissement des critères d’octroi des visas et des cartes vertes. Elle s’ajoute à une série de mesures prises par l’administration américaine dans le cadre de sa lutte affichée contre l’antisémitisme, notamment sur les campus universitaires.

Ces révélations suscitent toutefois des débats aux États-Unis, où certains responsables et organisations de défense des droits civiques mettent en garde contre un possible glissement vers une surveillance idéologique des candidats à l’immigration et une atteinte à la liberté d’expression.

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