L'armée israélienne a révélé cette semaine des preuves documentées d'une pratique systématique et délibérée du Hezbollah : l'utilisation d'ambulances et d'équipements médicaux à des fins militaires, en violation flagrante du droit international humanitaire.
Tsahal indique que les efforts d'évacuation de la population civile dans le sud du Liban a conduit le Hezbollah à changer ses méthodes opérationnelles. Face aux difficultés croissantes à dissimuler ses hommes dans une zone en partie désertée par les civils, l'organisation terroriste a intensifié le recours aux véhicules médicaux pour assurer le transport de ses terroristes et de leur armement entre différents points d'opération.
Cette stratégie prive délibérément les ambulances de la protection spéciale que leur confère le droit international, lequel interdit formellement toute utilisation à des fins militaires des équipements et personnels médicaux.
Les forces de la brigade Golani ont conduit cette semaine des opérations de fouille dans la zone de Qantara, au sud du Liban, à la suite de l'élimination de plusieurs terroristes armés ayant violé le cessez-le-feu en vigueur. Les soldats ont mis la main sur une ambulance servant de cache d'armes. Le bilan de la saisie est éloquent : engins explosifs, mortiers, chargeurs et grenades.
Pour afficher le contenu du service tiers youtube, vous devez consentir au traitement de vos données personnelles par ce dernier.
Un incident distinct, survenu au cours du mois précédent, illustre également l'ampleur du phénomène. Des soldats de la 7e brigade ont intercepté un terroriste du Hezbollah opérant à proximité immédiate d'une ambulance, armé d'un lance-roquettes RPG. L'homme a ouvert le feu sur les forces israéliennes avant d'être neutralisé. La fouille du véhicule a permis de découvrir un arsenal supplémentaire, confirmant que l'ambulance servait de base opérationnelle mobile.