D’après les données de la société de suivi maritime Vortexa, au moins 34 pétroliers liés à l’Iran ont réussi à entrer ou sortir des ports iraniens depuis la mise en place du blocus.
Parmi eux, au moins 19 navires ont quitté le golfe Persique et au moins 15 y sont entrés depuis la mer d’Arabie
Certaines de ces embarcations transportaient du pétrole iranien. Au moins six pétroliers auraient acheminé environ 10,7 millions de barils, pour des revenus estimés à plus de 900 millions de dollars pour l’Iran. Selon Bloomberg, des images satellites ont permis de confirmer qu’au moins deux pétroliers iraniens ont réussi à franchir le dispositif avec des cargaisons de plusieurs millions de barils.
Ces informations contrastent avec les déclarations de Washington, qui affirme que le blocus est un « succès majeur ». Selon les autorités américaines, aucune embarcation n’aurait franchi la ligne de blocus et plusieurs dizaines de navires auraient été contraints de rebrousser chemin.
Le commandement central américain -CENTCOM- indique notamment que 28 navires ont reçu l’ordre de retourner vers les ports iraniens et s’y sont conformés.
Le blocus, instauré le 13 avril, vise à asphyxier économiquement l’Iran en réponse à la pression exercée par Téhéran, notamment à travers les menaces sur le détroit d’Ormuz. Lors du conflit, les États-Unis avaient initialement toléré certaines exportations iraniennes afin d’éviter une flambée des prix du pétrole. Le durcissement actuel marque un changement de stratégie.