Ils reviennent du front sans blessure apparente, parfois après avoir poursuivi le combat ou repris une vie quasi normale. Pourtant, chez certains soldats israéliens, l’exposition répétée aux explosions a laissé des séquelles bien réelles : troubles de la mémoire, difficultés de concentration, irritabilité, fatigue cognitive, perturbations du sommeil ou encore altération du langage. Des symptômes discrets en apparence, mais qui peuvent peser lourdement sur la réinsertion personnelle, universitaire et professionnelle.
Ces atteintes correspondent dans de nombreux cas à des traumatismes cérébraux légers provoqués par l’onde de choc des explosions, même en l’absence de coup direct à la tête. C’est précisément ce qui rend leur identification si complexe : les examens d’imagerie classiques ne révèlent souvent aucune anomalie évidente, tandis que les manifestations cliniques peuvent être attribuées à tort à un état de stress post-traumatique. De nombreux soldats peinent ainsi à mettre un nom sur ce qu’ils traversent.
Plusieurs spécialistes israéliens alertent désormais sur l’ampleur potentielle du phénomène. Une étude menée à l’hôpital Sheba auprès de blessés de guerre a mis en évidence une proportion élevée de patients présentant des signes cliniques compatibles avec ce type d’atteinte neurologique liée au souffle des explosions.
Pour le système de santé israélien, l’enjeu dépasse désormais la seule prise en charge des blessures visibles : il s’agit aussi de repérer rapidement ces lésions invisibles, afin d’éviter que de jeunes soldats ne portent durablement les conséquences silencieuses de la guerre.
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