Tsahal a annoncé avoir mené ce samedi plusieurs frappes contre des terroristes du Hezbollah opérant à proximité de ses positions. Une cellule a été « neutralisée », selon le porte-parole militaire, tandis qu’un site souterrain a également été ciblé après l’identification de mouvements suspects.
L’armée affirme que ces interventions répondent à des violations du cessez-le-feu et à des menaces immédiates contre ses forces. Des tirs d’artillerie ont également été signalés en appui aux opérations terrestres.
Une doctrine inspirée de Gaza
Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu au Liban et les appels à la retenue du président américain Donald Trump, l’armée israélienne poursuit ses opérations le long d’une nouvelle ligne de front baptisée « ligne jaune », désormais au cœur de sa stratégie militaire dans le sud du pays.
Jusqu’ici utilisée uniquement dans la bande de Gaza, cette terminologie désigne une ligne antichar servant de zone tampon. Elle marque une limite opérationnelle jusqu’à laquelle les forces de Tsahal maintiennent leur présence, même en période de trêve.
Selon l’armée israélienne, cette ligne vise à empêcher toute attaque directe contre les localités du nord d’Israël. Elle s’inscrit dans un dispositif plus large articulé autour de trois axes : une « ligne rouge » au plus près de la frontière, une « ligne jaune » intermédiaire, et une troisième ligne suivant le fleuve Litani.
La « ligne jaune » traverse l’ensemble du sud du Liban, d’est en ouest : de la région d’Al-Khiam, près de la frontière israélienne, jusqu’à la côte méditerranéenne, en passant par Bint Jbeil et le coude du Litani.
À l’intérieur de ce périmètre se trouvent environ 55 villages libanais, dont les habitants ont été évacués. Selon des sources militaires israéliennes, les personnes encore présentes dans cette zone seraient majoritairement des terroristes du Hezbollah.