Israël

Crise régionale : l’Europe redoute des vols plus chers, Israël profite d’un dollar en chute

D’un côté, le kérosène inquiète les compagnies européennes. De l’autre, la force du shekel change la donne pour les Israéliens.

2 minutes
17 avril 2026

ParDelphine Miller

Crise régionale : l’Europe redoute des vols plus chers, Israël profite d’un dollar en chute
Photo Avshalom Sassoni/Flash90

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Alors que les compagnies aériennes européennes alertent sur un risque de tension croissante sur l’approvisionnement en carburant pour avions, Israël vit au même moment une séquence économique très différente. Le shekel est passé sous le seuil des 3 pour 1 dollar pour la première fois depuis 1995, porté par l’optimisme des marchés autour d’une baisse du risque régional et d’une amélioration de l’environnement sécuritaire.

Pour les Israéliens, l’effet est immédiat. Un dollar plus faible rend les voyages à l’étranger plus accessibles, allège le coût des réservations payées en devises et réduit aussi le prix de nombreux achats en ligne effectués sur des sites américains. À cela s’ajoute un effet plus large sur les importations : matières premières, biens de consommation et produits achetés à l’étranger deviennent relativement moins chers, ce qui contribue à soulager le portefeuille des ménages. L’inflation annuelle en Israël est d’ailleurs retombée à 1,9 % en mars, dans la fourchette cible de l’État.

Le contraste avec l’Europe est particulièrement frappant. Là où les transporteurs européens craignent un choc sur le kérosène susceptible de peser sur les vols et sur les prix des billets, Israël bénéficie pour l’instant d’un effet monétaire inattendu. Autrement dit, une même crise régionale produit deux conséquences opposées : en Europe, elle menace de renchérir le ciel ; en Israël, elle rend au moins une partie des dépenses en devises plus supportables pour le public.

Cette dynamique a néanmoins son revers. Un shekel trop fort rogne sévèrement les marges des exportateurs israéliens, qui encaissent en dollars mais paient salaires et charges en shekels. Des responsables industriels parlent même d’un coup très dur pour la rentabilité. Mais pour le grand public, notamment à l’approche des voyages et des dépenses à l’étranger, le signal est clair : pendant que l’Europe redoute une flambée des coûts aériens, Israël voit le dollar faible lui offrir une bouffée d’oxygène inattendue.

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