Après l'annonce du cessez-le-feu au Liban par Donald Trump, l'Élysée a qualifié la nouvelle d'« excellente », tout en appelant à la vigilance : la trêve devra être « vérifiée sur le terrain » avant que l'on puisse parler de véritable stabilisation, a estimé le Président Macron.
Sur le plateau de BFMTV, Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères et envoyé spécial d'Emmanuel Macron au Liban, s'est dit soulagé. « C'est une très bonne nouvelle pour la population libanaise, qui a souffert », a-t-il déclaré, omettant les populations civiles israéliennes sous le feu incessant du Hezbollah. « C'est le président libanais qui a pris les initiatives pour aboutir aujourd'hui à un cessez-le-feu », a-t-il précisé, retirant ainsi tout crédit à la partie israélienne et au médiateur américain.
Interrogé sur l'action de l'armée israélienne au Liban, Le Drian a estimé qu'il « y a sûrement eu des crimes de guerre » de la part d'Israël, citant en particulier l'attaque du 8 avril. Rappelons qu'Israël a fourni les éléments permettant de prouver que plus de 200 terroristes ont été éliminés ce jour-là et qu'il ne s'agissait donc pas de bombardements aveugles comme semble le suggérer Le Drian.
Exclue des pourparlers entre Israël et le Liban, la France entend toujours jouer un rôle: "Beaucoup seront contents de pouvoir compter sur la France, y compris les Israéliens", a déclaré l'Élysée, ajoutant que Paris voulait "faire oeuvre utile".