Une étude menée par l’Université de Haïfa sur le site de Tel Hazor révèle que, durant l’âge du fer, Xèmè–VIIIème siècle avant notre ère, les frontières entre le royaume d’Israël et celui d’Aram -région située dans le centre de la Syrie actuelle- n’entravaient pas réellement la vie quotidienne des populations rurales.
Grâce à l’analyse isotopique de dents de moutons et de chèvres, les chercheurs ont pu reconstituer les déplacements saisonniers des troupeaux. Résultat : les bergers continuaient à circuler entre différentes zones de pâturage, y compris dans des régions éloignées comme le Golan, pourtant situées au cœur des tensions entre les deux royaumes.

Bergers d'aujourd'hui à Tel Hazor. Crédit : avec l’aimable autorisation de l'autorité des fouilles de la ville basse de Hazor.
Ces données suggèrent que les frontières politiques restaient poreuses et flexibles, loin de constituer des barrières strictes. Malgré les conflits entre élites, les communautés locales maintenaient des formes de coopération et des accords informels, leur permettant de préserver une relative stabilité économique.