Jusqu’ici, la Chine s’était surtout contentée d’appeler à la désescalade et de défendre la reprise des discussions. Mais un cap semble avoir été franchi. Dans un échange téléphonique avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a demandé à l’Iran de faire des efforts pour rétablir une navigation normale dans le détroit d’Ormuz. Pour Pékin, la liberté de circulation et la sécurité dans cette voie maritime stratégique relèvent désormais d’un enjeu international majeur.
Cette prise de position tranche avec la prudence observée jusqu’à présent par la Chine sur ce dossier. Alors que Pékin affichait encore ces derniers jours son soutien à la souveraineté iranienne et à la poursuite des négociations, il adresse cette fois un message plus direct à Téhéran. Le signal est clair : la Chine, qui dépend fortement de la stabilité énergétique et commerciale de la région, ne veut pas voir le détroit d’Ormuz devenir un point de rupture durable.
Ce changement de ton intervient au moment même où le régime islamique continue d’adopter une rhétorique agressive. Mohsen Rezaei, haut responsable iranien, a menacé de couler des navires américains et affirmé que l’Iran ne renoncerait pas au détroit tant que ses exigences ne seraient pas satisfaites.
Pour Israël, cette séquence confirme qu’au-delà de la confrontation avec Washington, la pression commence aussi à venir d’acteurs qui, jusqu’ici, évitaient de parler trop clairement à Téhéran.
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