Société

À Yad Vashem, les discours de Herzog et Netanyahu ont vite dépassé le seul devoir de mémoire

Entre unité nationale, guerre et avertissement politique, la cérémonie de Yom HaShoah a pris une portée très actuelle.

2 minutes
13 avril 2026

ParDelphine Miller

À Yad Vashem, les discours de Herzog et Netanyahu ont vite dépassé le seul devoir de mémoire
À Yad Vashem, cérémonie d’ouverture de Yom HaShoah

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Lors de la cérémonie d’État de Yom HaShoah à Yad Vashem, ce lundi soir, les discours d’Isaac Herzog et de Benjamin Netanyahu ont rapidement dépassé le seul cadre de la commémoration. Entre appel à l’unité nationale, mise en garde contre les divisions internes et rappels appuyés aux menaces qui pèsent encore sur Israël, les deux interventions ont inscrit la mémoire de la Shoah dans les tensions brûlantes du présent.

Le e président Isaac Herzog a centré son intervention sur la nécessité de préserver la cohésion nationale, alors qu’Israël continue de faire face à plusieurs fronts. En rappelant que le peuple juif avait survécu au chapitre le plus sombre de son histoire pour reconstruire ici un foyer national, il a aussi averti contre le danger des fractures internes. “Une famille peut se disputer, mais elle ne doit pas se déchirer”, a-t-il lancé, avant d’ajouter dans l’une des phrases les plus fortes de la soirée : “Nous ne nous sommes pas relevés des flammes des crématoires pour brûler dans les flammes du conflit.”

Benjamin Netanyahu a, lui, choisi un ton beaucoup plus offensif, en liant directement la mémoire de la Shoah à la guerre menée contre le régime islamique iranien. “En tant que Premier ministre d’Israël, j’avais promis qu’il n’y aurait pas de seconde Shoah”, a-t-il déclaré. “Cette année, nous avons tenu cette promesse dans les faits.”

Dans la foulée, il a affirmé qu’Israël avait infligé au régime iranien “le coup le plus dur de son histoire”, inscrivant clairement l’action militaire israélienne dans le registre d’une menace existentielle que l’État juif dit avoir stoppée à temps.

Le Premier ministre a également élargi son propos à l’Europe, accusée d’avoir oublié la distinction entre le bien et le mal. Selon lui, le continent est frappé par une profonde faiblesse morale et perd le contrôle de son identité.

À Yad Vashem, la cérémonie n’a donc pas seulement été un moment de recueillement. Elle a aussi servi de tribune pour relier la mémoire de la Shoah aux défis stratégiques, moraux et nationaux auxquels Israël fait face aujourd’hui.

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