Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré lors d'un meeting politique que son pays aurait « remis Israël à sa place » si des négociations n'étaient pas en cours entre les États-Unis et l'Iran.
« Le jour du cessez-le-feu, Israël a tué des centaines de Libanais innocents. Netanyahou est aveuglé par le sang et la haine. Si le Pakistan ne jouait pas un rôle de médiateur dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran, nous aurions montré à Israël où est sa place », a-t-il lancé devant ses partisans.
Le président turc est allé plus loin, évoquant ouvertement une intervention militaire potentielle : « Comme nous sommes entrés en Libye et au Karabakh, nous pouvons entrer en Israël. Il n'y a aucune raison de ne pas le faire. Cela nécessiterait de la force et de l'unité. »
Ces déclarations interviennent au lendemain de critiques acerbes formulées par Netanyahou à l'encontre d'Erdoğan, que le Premier ministre israélien a accusé de persécuter les Kurdes dans l'est de la Turquie. Ankara a promptement répliqué : « Tout le monde sait qu'il n'a ni les valeurs morales ni la légitimité pour faire la leçon à quiconque. »
Le directeur des communications de la présidence turque, Burhanettin Duran, a quant à lui haussé encore le ton sur le réseau X : « Netanyahou, qui orchestre un génocide à Gaza et a attaqué sept pays de la région, ose s'en prendre à notre président par désespoir. » Il a qualifié le Premier ministre israélien de « criminel faisant l'objet de mandats d'arrêt, sans alliés », l'accusant d'entraîner délibérément la région vers l'instabilité afin de se maintenir au pouvoir. « Il devra répondre, tôt ou tard, de ses crimes contre l'humanité », a-t-il conclu, réaffirmant la détermination d'Ankara à combattre « les oppresseurs pour un monde plus juste et plus sûr ».