Malgré le contexte sécuritaire, la Bourse de Tel-Aviv a battu un nouveau record en mars. Le volume quotidien moyen des échanges a atteint près de 5,94 milliards de shekels, soit plus du double par rapport à mars 2025, et une hausse d’environ 10 % par rapport au mois précédent.
Cette dynamique s’explique notamment par un avantage clé du marché actions : la possibilité d’acheter et de vendre rapidement, à moindre coût. En période d’incertitude, comme en temps de guerre, cette flexibilité devient essentielle. Elle permet aux investisseurs d’ajuster rapidement leurs positions et de mieux gérer les risques.
Derrière ces chiffres, se dessine un changement plus large dans les habitudes d’investissement. De plus en plus d’investisseurs particuliers entrent sur le marché, aux côtés d’une activité accrue des institutions. Parallèlement, les ETF gagnent en popularité et deviennent un outil de plus en plus utilisé par le public israélien.
Plusieurs facteurs expliquent cette accélération. La Bourse est devenue plus accessible, notamment grâce à l’ouverture de comptes d’investissement en ligne, à l’élargissement de l’offre de produits financiers et à l’activité des investisseurs étrangers, désormais présents aussi le vendredi.
Les performances des marchés locaux ont également joué un rôle déterminant. Les indices israéliens ont enregistré des rendements élevés au cours de l’année écoulée, attirant des capitaux vers le marché local. La hausse des valorisations a, elle aussi, contribué à gonfler mécaniquement les volumes d’échanges.
Le contexte sécuritaire n’est pas étranger à cette tendance. En période d’incertitude, les investisseurs privilégient des actifs liquides, qu’ils peuvent acheter ou vendre rapidement. Contrairement à l’immobilier ou à d’autres investissements moins liquides, le marché actions permet une réaction quasi immédiate.