Donald Trump, a annoncé ce mercredi un cessez-le-feu temporaire de deux semaines des frappes contre l’Iran, une décision présentée comme susceptible de redéfinir l’équilibre régional. Cette initiative est toutefois conditionnée à la réouverture complète et sécurisée du détroit d’Ormuz par Téhéran, axe stratégique du commerce maritime mondial.
L'annonce est intervenue alors que l'ultimatum posé par les Etats-Unis à l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz arrivait à expiration.
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le président américain a précisé que cette mesure pourrait constituer les bases d’un « cessez-le-feu bilatéral » et ouvrir la voie à un accord plus large. Cette annonce intervient après des échanges avec le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif et le chef d’état-major Asim Munir.
Washington affirme avoir atteint la majorité de ses objectifs militaires et évoque des avancées vers un accord global. Une proposition iranienne en dix points serait actuellement à l’étude, considérée par les États-Unis comme une base de négociation « viable ».
Quelques minutes seulement après l’annonce américaine, l’Iran a lancé aux environs de trois heures du matin (heure locale) des salves de missiles visant plusieurs zones en Israël. Les frappes ont touché le nord, le sud et le centre du pays, ainsi que Jérusalem et ses environs, provoquant des blessés légers et des scènes de panique parmi la population.
Parallèlement, Téhéran a revendiqué une « victoire totale », affirmant que ses conditions avaient été acceptées, notamment sur le maintien du contrôle du détroit d’Ormuz, la poursuite de son programme nucléaire et la levée des sanctions internationales. Des revendications qui contrastent nettement avec la version américaine.
Extension des tensions dans le Golfe
Les attaques iraniennes se sont poursuivies dans le Golfe. L'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït, ont signalé des interceptions de missiles et de drones visant notamment des infrastructures énergétiques.
Dans le même temps, l’Iran maintient le blocage du détroit d’Ormuz. Selon des sources concordantes, la marine iranienne exige désormais une autorisation préalable pour tout navire souhaitant emprunter cette voie, menaçant de détruire les bâtiments non autorisés.