Selon lui, les quantités actuelles, enrichies à 60 %, pourraient suffire à produire plusieurs armes nucléaires. Un seuil critique, qui rapproche dangereusement l’Iran de la capacité militaire nucléaire.
L’uranium enrichi à 60 % ne constitue pas, à lui seul, une arme nucléaire. Pour devenir opérationnel, il doit encore franchir plusieurs étapes : enrichissement à 90 %, transformation en métal et intégration dans un dispositif explosif. Et l’Iran dispose déjà du savoir-faire nécessaire pour franchir ces étapes. Même une arme de moindre qualité resterait capable de provoquer des dégâts considérables.
La question centrale n’est plus seulement technologique, mais opérationnelle : où se trouve cet uranium, et comment l’empêcher d’être utilisé ? Les sites concernés, comme Natanz, sont profondément enfouis, protégés par des couches de béton et de débris. Toute opération visant à récupérer ou neutraliser ce matériel serait d’une extrême complexité. L’exemple récent de l’extraction d’un pilote américain en territoire iranien montre que des opérations profondes sont possibles. Mais intervenir sur des installations nucléaires relève d’une tout autre échelle, avec des risques bien plus élevés.
Face à ce défi, deux options. La première : un accord diplomatique imposant le retrait ou la neutralisation de l’uranium enrichi. La seconde : une stratégie de surveillance permanente, combinée à des frappes ciblées pour empêcher tout accès aux sites. Concrètement, cela impliquerait un suivi continu, notamment par satellite, et la capacité de frapper rapidement en cas de tentative iranienne de récupération.