Blessé lors du crash, l’homme a survécu plus de 36 heures seul en territoire iranien, derrière les lignes ennemies. Armé d’un simple pistolet, il a appliqué les protocoles de formation « survie, évasion, résistance et fuite », se déplaçant à pied pour échapper aux unités iraniennes lancées à sa traque. Selon des sources américaines, il a même pris une « initiative audacieuse » pour rejoindre les équipes de secours, facilitant sa localisation.
Une véritable course contre la montre s’est alors engagée. Les forces iraniennes se rapprochaient, tandis que les unités américaines coordonnaient une opération d’extraction d’une rare complexité. Des centaines de commandos ont été mobilisés, appuyés par des dizaines d’avions de combat, des hélicoptères et des capacités de renseignement avancées.
Pour sécuriser la zone, des avions américains ont bombardé et ouvert le feu sur des convois iraniens afin de les maintenir à distance du lieu où se cachait le navigateur. Des échanges de tirs ont éclaté lorsque les forces spéciales se sont approchées de sa position.
L’opération a connu un moment critique lorsque deux avions de transport, destinés à exfiltrer les équipes, sont restés immobilisés en territoire iranien. Les commandants ont alors ordonné leur destruction par frappe aérienne pour éviter qu’ils ne tombent aux mains de l’ennemi, avant de redéployer de nouveaux appareils pour mener à bien l’extraction.
Le navigateur, dont l’identité n’a pas été révélée, a finalement été récupéré sain et sauf, tout comme les équipes engagées dans la mission. Il a été évacué vers une base au Koweit, où il reçoit actuellement des soins.
Le pilote de l’appareil avait, lui, été secouru dès le jour du crash, faisant de cet épisode une première : deux membres d’équipage américains récupérés séparément en profondeur en territoire ennemi.