Donald Trump a averti l'Iran ce samedi que l'ultimatum fixé à son encontre pour lever le blocage du détroit d'Ormuz expirait dans 48 heures.
Dans un message publié sur la plateforme Truth Social, le président américain a déclaré que « le chaos » pourrait s’installer si la situation ne change pas rapidement. Cet avertissement s’inscrit dans la continuité d’une menace formulée il y a une dizaine de jours, dans laquelle il évoquait des frappes contre des infrastructures électriques iraniennes en cas de maintien du blocus.
Ce délai avait été prolongé à dix jours afin de laisser une marge aux négociations en cours. Cette échéance arrive désormais à son terme.
En parallèle, l’Iran a affiché sa fermeté. Les Gardiens de la révolution ont annoncé qu’un drone avait frappé un navire commercial, le MSC Ishyka, accusé d’être lié à Israël. Selon Téhéran, le bâtiment a été incendié après l’impact. Cette attaque s’inscrit dans une stratégie assumée par les autorités iraniennes, qui menacent de cibler tout navire transitant par le détroit sans autorisation.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est devenu un point de tension majeur. Le blocus partiel imposé par l’Iran a déjà contribué à une hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.
Toutefois, la fermeture n’est pas totale. Plusieurs navires de pays non directement impliqués dans le conflit continuent de circuler. Des bâtiments turcs, ainsi que des navires chinois, indiens et européens, auraient franchi le détroit ces derniers jours sans incident.