Le CMA CGM Kribi a franchi le détroit en se présentant comme navire à propriété française ans un corridor maritime autorisé et en coordination avec les autorités iraniennes, élément qui interroge dans le contexte actuel.

Itinéraire du CMA CGM Kribi du 2 au 3 avril
Sans qu’un lien direct puisse être établi à ce stade, ce passage intervient alors que Paris a refusé dernièrement le survol de son territoire à un avion américain transportant de l'équipement militaire à Israël. Une posture qui pourrait contribuer à préserver des canaux de communication avec Téhéran.
Cependant, la pression reste maximale. La fermeture partielle du détroit d'Ormuz - par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial - continue de peser lourdement sur les chaînes d’approvisionnement, en particulier sur le carburant aérien. Selon plusieurs sources européennes, la dernière livraison de kérosène destinée au continent est attendue le 9 avril. Au-delà, un véritable compte à rebours pourrait s’enclencher vers une situation d’urgence pour l’aviation si la crise se prolonge. Les compagnies aériennes et les États s’adaptent déjà : ajustement des routes, limitation des escales, embarquement de quantités de carburant plus importantes dès le départ. Toutes les destinations ne sont pas touchées de la même manière. Les vols intra-européens et transatlantiques restent pour l’instant relativement préservés. En revanche, l’Asie, fortement dépendante des approvisionnements énergétiques du Golfe, apparaît beaucoup plus exposée.