Un mois après le lancement de la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, un rapport des services de renseignement américains dresse un constat préoccupant sur la situation militaire de Téhéran, selon des informations révélées par CNN.
D’après ce document, une part significative de l’arsenal iranien reste opérationnelle malgré les frappes intensives. Environ 50 % des lanceurs de missiles seraient toujours en état de fonctionner, tandis que des milliers de drones kamikazes demeurent actifs au sein des forces des Gardiens de la révolution.
Ces évaluations contrastent avec les déclarations du président Donald Trump, qui affirme presque quotidiennement récemment que les capacités militaires iraniennes ont été « considérablement réduites », avec un coup particulièrement sévère contre ses capacités balistiques. Les services de renseignement estiment que ces bilans officiels ne prennent pas en compte les installations souterraines, notamment des lanceurs dissimulés dans des bunkers ou des grottes profondes, dont l’accès a été perturbé sans pour autant entraîner leur destruction.
Une menace persistante dans le détroit d’Ormuz
Le rapport met également en garde contre la situation maritime dans le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial. Une grande partie des missiles de défense côtière iraniens serait restée intacte, permettant à Téhéran de continuer à menacer la navigation internationale.
Si la marine régulière iranienne a subi des pertes importantes, les forces navales des Gardiens de la révolution conserveraient environ la moitié de leurs capacités. Elles disposeraient encore de centaines, voire de milliers d’embarcations rapides et de navires sans équipage, susceptibles d’être utilisés pour des opérations d’attaque ou de sabotage.