France

Rima Hassan en garde à vue pour apologie du terrorisme et détention de drogue

L'eurodéputée était convoquée pour un tweet évoquant Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise condamné pour un attentat meurtrier en 1972 à l’aéroport de Lod en Israël.

2 minutes
2 avril 2026

ParJohanna Afriat

Rima Hassan Photo : Wikipedia

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L’eurodéputée LFI Rima Hassan a été placée en garde à vue ce jeudi dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme », après un message publié sur X le 26 mars. Lors de sa convocation au commissariat du 10e arrondissement de Paris, une petite quantité de drogue de synthèse a été découverte dans son sac, entraînant l’ouverture d’une seconde procédure pour « usage, transport et détention de stupéfiants » ainsi que pour « refus de signalisation ».

Selon les informations recueillies par BFMTV, l’élue pourrait être retenue au commissariat jusqu’à demain 13 heures. La drogue retrouvée appartient à la famille des cathinones de synthèse, utilisée dans des contextes récréatifs et parfois dans le cadre du chemsex.

Une convocation liée à un message sur X

Rima Hassan, violemment anti-israélienne, était convoquée pour un tweet évoquant Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise condamné pour un attentat meurtrier en 1972 à l’aéroport de Lod en Israël. Dans son message, l’eurodéputée mentionnait son engagement en faveur de la « cause palestinienne » et affirmait que la « résistance » était un devoir face à l’oppression. Le tweet a été supprimé après sa convocation par la police.

Ce n’est pas la première fois que Rima Hassan est visée pour apologie du terrorisme. En décembre 2024, elle avait déjà fait l’objet d’une plainte déposée par l’Observatoire juif de France pour des propos similaires sur les réseaux sociaux.

Le placement en garde à vue de l’élue a suscité des réactions immédiates au sein du groupe LFI. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « la police politique » et la violation de l’immunité parlementaire, tandis que Mathilde Panot a qualifié la procédure d’« acharnement bafouant les libertés fondamentales ».

L’immunité parlementaire des eurodéputés ne protège pas en cas de flagrant délit, et les autorités judiciaires ont justifié la garde à vue de Rima Hassan sur ce fondement. Le Parlement européen a confirmé être « au courant » de la procédure et en contact avec les autorités nationales, mais aucune demande formelle de levée d’immunité n’a été déposée à ce stade.

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