Selon des informations du The Wall Street Journal, Abou Dhabi envisage de rejoindre une opération militaire menée par les États-Unis pour rouvrir de force le détroit d'Ormuz, devenu un point de blocage stratégique sous pression iranienne.
Si cette décision se concrétise, les Émirats deviendraient le premier pays du Golfe à s’engager directement comme belligérant contre l’Iran. L’objectif est clair : briser ce que les responsables régionaux décrivent comme une « prise en étau » iranienne sur ce passage maritime vital pour l’économie mondiale.
Les Émirats poussent activement à l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant une intervention militaire. Mais selon plusieurs sources, ils pourraient agir même sans feu vert international, conscients de l’urgence économique et stratégique.
Le détroit d’Ormuz constitue une artère essentielle pour les exportations énergétiques, le commerce maritime et l’approvisionnement alimentaire de la région. Les attaques iraniennes ont déjà eu des conséquences directes sur l’économie émiratie : ralentissement du trafic aérien, chute du tourisme, tensions sur le marché immobilier et mesures de réduction d’activité dans plusieurs secteurs.
Face à cette pression, Abou Dhabi a déjà pris des mesures fortes, notamment en interdisant l’entrée des citoyens iraniens sur son territoire et en fermant certaines institutions liées à l’Iran.
Sur le plan opérationnel, les Émirats disposent d’atouts stratégiques : bases militaires, infrastructures portuaires majeures comme Jebel Ali et proximité géographique avec le détroit. Leur armée de l’air, équipée notamment de chasseurs F-16, pourrait participer à des frappes ou à des missions d’escorte de navires commerciaux.
Ils envisagent également de contribuer à des opérations de déminage et de sécurisation maritime, essentielles pour rouvrir les voies de navigation.