Au-delà de l’initiative elle-même, c’est surtout la posture de Donald Trump qui alimente les interrogations. En Israël, on observe une séquence claire : le président américain multiplie les déclarations suggérant que les objectifs de guerre sont, sinon atteints, du moins en voie de l’être.
Dans cette lecture, Trump dresse lui-même le bilan :
les capacités militaires iraniennes auraient été « anéanties » ;
le régime aurait subi un affaiblissement inédit ;
le programme nucléaire serait désormais hors d’atteinte ;
et le détroit d’Ormuz pourrait se rouvrir sans action supplémentaire.
Autant d’éléments qui, mis bout à bout, dessinent une ligne : celle d’une sortie de guerre rapide.
À Jérusalem, cette dynamique est recoupée avec un signal concret : l’absence persistante de feu vert américain pour frapper les infrastructures nationales iraniennes — pourtant perçues comme un véritable tournant stratégique.