Lors de la réunion du gouvernement du mardi 31 mars, Benjamin Netanyahu a dénoncé ce qu’il a qualifié d’« industrie de démoralisation », affirmant ne pas se souvenir d’un phénomène d’une telle ampleur visant, selon lui, à faire baisser le moral du public israélien tout en renforçant celui de l’ennemi. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de présenter au public à la fois les importantes réalisations d’Israël et les défis qui restent à relever.
Dans les éléments rendus publics, Netanyahu ne désigne toutefois ni personnes ni organisations précises. La formulation la plus juste consiste donc à dire qu’il s’en prend, de manière générale, à des discours qu’il juge démoralisateurs en temps de guerre. Son message s’inscrit avant tout dans une volonté de renforcer le front intérieur, alors qu’Israël reste engagé dans une guerre longue et éprouvante.
La séquence a également pris une tonalité symbolique lorsque la ministre Orit Strook a lancé « Dayenu », en référence à la Haggadah de Pessah. Netanyahu a ensuite élargi son propos en évoquant une menace durable contre Israël « dans chaque génération » et en affirmant que le pays repousse l’islam radical qui l’entoure. À travers cette référence, le chef du gouvernement a cherché à inscrire la guerre actuelle dans une lecture plus large de l’histoire juive et de la continuité du combat pour la survie d’Israël.
Au-delà de la formule, cette prise de parole montre surtout que, pour le pouvoir israélien, la guerre ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se joue aussi sur le moral collectif, sur la capacité de la société à tenir dans la durée et sur le refus de laisser s’installer un sentiment d’usure ou de défaitisme à l’intérieur du pays.
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