Moyen-Orient

Négociations avec l'Iran: quel rôle pour le Qatar?

Le Qatar est en retrait depuis le début de la guerre en Iran, pourquoi?

3 minutes
29 mars 2026

ParGuitel Benishay

Négociations avec l'Iran: quel rôle pour le Qatar?

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Le Qatar avait pris une place centrale sur la scène moyen-orientale ces dernières années. Pourtant depuis le début de l'opération israélo-américaine contre l'Iran, il se fait discret et se retrouve la cible des attaques iraniennes.

Un diplomate arabe bien informé a déclaré hier soir (samedi) à la chaîne israélienne Kan que, pour l'instant, le Qatar ne souhaite pas jouer les médiateurs dans le cadre des négociations en vue d'un cessez-le-feu en Iran. Ces informations sont publiés juste après la visite à Washington du Premier ministre qatari Mohammed Al-Thani et de ses rencontres avec de hauts responsables de l'administration américaine.

Selon cette source, le Qatar éprouve des difficultés à jouer un rôle de médiateur à ce stade, dans la mesure où il se trouve lui-même en première ligne des événements. « Il préférerait que le Pakistan et des pays non impliqués dans la guerre, comme l'Égypte et la Turquie, prennent la tête des efforts de médiation — le Qatar, lui, apporterait son soutien à ces initiatives », a-t-il précisé.

La même source souligne que Doha s'efforce de maintenir un équilibre délicat sur la scène régionale : d'un côté, il ne souhaite pas être perçu par les pays du Golfe comme trop accommodant envers l'Iran ; de l'autre, il œuvre en coulisses en faveur d'une fin des hostilités. Selon des informations concordantes, des arrangements auraient été conclus à Doha avec Téhéran à la suite des frappes contre les installations gazières qataries, ce qui aurait conduit à une réduction significative des attaques contre le pays.

Ces développements s'inscrivent dans un tableau plus large rapporté par plusieurs médias internationaux : une partie des pays de la région — parmi lesquels Oman, le Qatar et le Koweït — travaillerait discrètement à mettre fin au conflit. À l'inverse, d'autres États du Golfe — l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn — continueraient de soutenir la poursuite des opérations militaires jusqu'à l'élimination de la menace iranienne.

Par ailleurs, la visite du Premier ministre qatari aux États-Unis a également porté sur le renforcement de la coopération sécuritaire, dans le contexte des offensives iraniennes, ainsi que sur l'amélioration de la protection des infrastructures énergétiques du pays.

Enfin, une source diplomatique a indiqué que Doha souhaitait approfondir sa coopération en matière de liberté de navigation internationale, tout en précisant qu'il ne s'agissait pas d'une adhésion à une coalition pour l'ouverture du détroit d'Ormuz.

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