Un mois après le début des opérations militaires contre l’Iran, les services de renseignement américains estiment que les Gardiens de la révolution ont atteint un point critique de vulnérabilité. Selon plusieurs sources citées par Reuters, l’administration américaine s’interroge désormais sur la suite à donner à la campagne.
Des résultats militaires significatifs
Les frappes aériennes menées ces dernières semaines auraient permis d’affaiblir considérablement les capacités de défense iraniennes, notamment en ciblant des centres de commandement et des réseaux logistiques. Washington considère toutefois que ces gains militaires ne suffisent pas à garantir un résultat politique durable.
Le président Donald Trump a réuni ses principaux conseillers à plusieurs reprises ce week-end dans la « Situation Room » afin de définir une stratégie permettant de transformer ces avancées en levier de pression sur Téhéran.
Deux lignes s’opposent au sein de l’administration
Selon des sources proches des discussions, deux approches se dégagent. Un premier courant, soutenu notamment par le vice-président J.D. Vance et le conseiller Stephen Miller, plaide pour une intensification des frappes, visant directement les structures étatiques et les responsables du régime. L’objectif serait de provoquer un effondrement rapide du pouvoir en place.
À l’inverse, des responsables militaires et du Pentagone mettent en garde contre les conséquences d’une telle escalade. Ils redoutent qu’un affaiblissement brutal du régime ne plonge le pays dans le chaos et n’oblige les États-Unis à gérer une situation instable sur le long terme.
Entre pression économique et risque d’escalade
Parallèlement à l’option militaire, une stratégie de renforcement du blocus économique est également à l’étude. L’objectif serait d’accentuer la pression sur les autorités iraniennes sans engager de conflit terrestre prolongé, une perspective que Donald Trump a plusieurs fois cherché à éviter.