Selon des publications sur les réseaux sociaux, ces affiches auraient été photographiées notamment à Babolsar et Kermanshah. Elles contiennent un message à l'adresse des Iraniens soupçonnés de soutenir des ennemis extérieurs.
Sur le texte en persan attribué à Hitler on peut lire :« Les pires êtres humains sont ceux qui ont coopéré avec moi dans l’occupation de leur pays par un étranger, se réjouir de l’occupation de son pays c'est comme se réjouir du viol de sa mère. »
Plusieurs internautes ont affirmé que cette citation était fabriquée et ont dénoncé l’utilisation de l’image d’Hitler dans l’espace public. Sur certaines images, l’affiche d’Hitler apparaît directement sous une affiche beaucoup plus grande de Mojtaba Khamenei, présenté comme le nouveau guide suprême de l’Iran.

Ces images s’inscrivent dans un contexte de durcissement sécuritaire en Iran, où le régime intensifie ses efforts pour traquer ce qu’il décrit comme des espions ou collaborateurs étrangers, dans le cadre de la guerre contre Israël et les États-Unis. Ces derniers mois, les autorités iraniennes ont annoncé des centaines d’arrestations liées à des accusations de coopération avec Israël, les États-Unis ou des médias d’opposition basés à l’étranger.
Selon Reuters, le 19 mars, le ministère iranien du Renseignement a arrêté 97 personnes accusées d’être des « soldats d’Israël ». Dans la province d’Alborz, 41 autres personnes ont été arrêtées pour avoir transmis des vidéos à des médias d’opposition. Le 15 mars, le chef de la police iranienne a déclaré que 500 personnes avaient été arrêtées pour avoir partagé des informations avec des États ennemis, notamment des données de ciblage ou des images de sites frappés. Deux jours plus tard, les médias iraniens ont annoncé l’arrestation de 10 ressortissants étrangers et de dizaines d’autres personnes accusées de collecte de renseignements ou d’activités de mercenariat pour Israël et les États-Unis. Mardi, Reuters faisait également état de 466 nouvelles arrestations liées à des activités en ligne jugées contraires à la sécurité nationale, dans l’une des plus vastes vagues de répression depuis le début de la guerre.