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Ormuz : l’Iran fait payer le passage et transforme la crise en rente stratégique

Selon plusieurs sources, Téhéran autorise désormais le passage de navires marchands via ses eaux territoriales contre environ 2 millions de dollars par transit.

2 minutes
24 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Ormuz : l’Iran fait payer le passage et transforme la crise en rente stratégique
Dans un Moyen-Orient sous tension, l’Iran semble avoir trouvé une nouvelle arme économique

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Dans un Moyen-Orient sous tension, l’Iran semble avoir trouvé une nouvelle arme économique : faire payer l’accès au détroit d’Ormuz. Selon plusieurs sources, Téhéran autorise désormais le passage de navires marchands via ses eaux territoriales contre environ 2 millions de dollars par transit.

Au moins treize navires, majoritairement chinois, auraient déjà emprunté cette voie, certains en recourant à des techniques de dissimulation. Une stratégie qui illustre l’adaptation rapide de l’Iran face aux pressions militaires et économiques.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz mondial, est aujourd’hui au cœur du bras de fer stratégique. Alors que les États-Unis peinent à garantir la liberté de navigation et à mobiliser une coalition internationale, l’Iran exploite la situation pour imposer de facto un péage maritime.

Cette capacité de nuisance - et désormais de monétisation - renforce le levier géopolitique de Téhéran, tout en fragilisant les chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales.

Dans un contexte de guerre et de sanctions, ces revenus représentent une source précieuse de devises pour l’Iran. Chaque passage payé contribue à financer l’effort militaire et à maintenir l’économie sous perfusion.

Parallèlement, les marchés réagissent : le prix du pétrole est repassé au-dessus des 100 dollars le baril, signe de l’inquiétude persistante autour de la sécurité énergétique mondiale.

Malgré des déclarations américaines évoquant une possible désescalade, des discussions indirectes restent floues et fragiles. Les exigences iraniennes, notamment en matière de compensations, compliquent toute avancée rapide. Sur le terrain, Washington renforce sa présence militaire, sans parvenir pour l’heure à reprendre le contrôle total de cette artère maritime stratégique.

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