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Moscou appelle à une issue politique après le gel de l’ultimatum de Trump

Dans la foulée du gel de l’ultimatum américain, Moscou pousse une solution diplomatique, une position qui reflète aussi ses intérêts stratégiques : éviter une déstabilisation régionale majeure, protéger ses liens avec Téhéran et préserver l’équilibre énergétique mondial dont elle dépend.

2 minutes
23 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Moscou appelle à une issue politique après le gel de l’ultimatum de Trump
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, crédit photo : Kremlin

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Le Kremlin, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, a estimé que la crise « aurait dû depuis longtemps être traitée par des moyens politiques et diplomatiques ». Un message clair, qui s’inscrit dans la volonté russe de contenir l’escalade régionale tout en se repositionnant comme acteur incontournable.

Dans la foulée, le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov s’est entretenu avec son homologue iranien Abbas Araghchi. Les deux responsables ont exprimé une « inquiétude commune » face au risque d’embrasement et appelé à un arrêt immédiat des hostilités, préalable selon eux à toute solution durable. Un échange qui confirme l’alignement stratégique entre Moscou et Téhéran, mais aussi la volonté russe de peser dans la séquence diplomatique ouverte par Washington.

Moscou a également adressé un avertissement explicite : toute frappe contre des installations nucléaires iraniennes, notamment la centrale de Bouchehr où travaillent des experts russes, serait « extrêmement dangereuse » et pourrait entraîner des conséquences « irréparables ». Un messagesécuritaire, mais aussi politique, visant à dissuader toute escalade américaine ou israélienne sur ce terrain sensible.

La position russe intervient alors que d’un côté, Washington évoque des discussions « productives » avec Téhéran alors, que, l’Iran continue de nier l’existence de véritables négociations et maintient ses menaces sur le détroit d’Ormuz. Dans cet entre-deux, Moscou cherche à capitaliser sur le gel de l’ultimatum américain pour pousser une logique de négociation — tout en évitant un affaiblissement stratégique de son allié iranien.

La posture russe reste profondément stratégique. Une désescalade contrôlée permettrait de stabiliser les marchés énergétiques, cruciaux pour l’économie russe, de maintenir l’Iran dans son orbite sans confrontation directe avec Washington et surtout de réaffirmer le rôle de la Russie comme puissance médiatrice dans un ordre régional fragmenté

Pour Moscou, chaque heure gagnée sans escalade militaire est aussi… un gain d’influence.

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