L’île de Diego Garcia, base militaire clé des États-Unis et du Royaume-Uni au cœur de l’océan Indien, a été visée par une tentative de frappe iranienne, marquant une nouvelle escalade des tensions régionales.
Les missiles lancés en direction de l’île n’ont toutefois pas atteint leur cible. Londres a aussitôt dénoncé des « attaques irresponsables », sans préciser l’ampleur exacte de la menace ni la distance à laquelle les projectiles ont été interceptés.
L'Iran aurait utilisé des missiles d'une portée de 4 000 kilomètres pour cibler la base militaire, ce qui a amené le chef d'état-major de Tsahal a affirmer dans la foulée que les grandes capitales européennes se trouvaient désormais à portée de la République islamique.
Située à environ 4 000 kilomètres des côtes iraniennes, Diego Garcia constitue un point d’appui majeur pour les États-Unis. Washington la décrit comme une plateforme « quasi indispensable » pour ses opérations au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Afrique de l’Est.
La base, qui accueille environ 2 500 personnels, principalement américains, a été utilisée dans plusieurs conflits majeurs, de la guerre du Vietnam aux interventions en Irak et en Afghanistan. Elle a également servi, selon des révélations passées, à des opérations de transferts secrets de détenus soupçonnés de terrorisme.
Plus récemment, des bombardiers stratégiques y ont été déployés dans le cadre des opérations contre les rebelles houthis au Yémen.
Une position stratégique au cœur des tensions
Initialement réticent, Londres a finalement autorisé l’utilisation de la base pour certaines opérations américaines liées à la crise avec l’Iran, notamment contre des sites associés aux attaques maritimes dans le détroit d’Ormuz. Le gouvernement britannique insiste toutefois sur le caractère « défensif et limité » de ces missions.