Daniel Haïk analyse la polémique autour de Eretz Néédéret : en pleine guerre, la satire franchit une ligne rouge en humanisant Ali Khamenei pour délivrer un message politique jugé dangereux. Derrière le choc volontaire, il voit surtout la persistance d’un vieux réflexe idéologique de la gauche israélienne, obsédée par la peur d’une dérive théocratique. Mais pour lui, ce discours est aujourd’hui totalement déconnecté d’une société israélienne transformée depuis le 7 octobre, en quête d’identité et de sens — loin des caricatures, loin des clichés.