Sécurité

Tsahal reconnaît un défaut d’alerte avant une attaque majeure du Hezbollah

Les services militaires disposaient d’indications laissant penser que le mouvement chiite libanais préparait une attaque d’ampleur inhabituelle

3 minutes
12 mars 2026

ParJohanna Afriat

Tsahal reconnaît un défaut d’alerte avant une attaque majeure du Hezbollah
Effi Deffrin, porte-parole de Tsahal Photo : Tsahal

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L’armée israélienne a admis ce jeudi avoir commis une erreur en ne prévenant pas suffisamment tôt la population avant une importante salve de roquettes et de drones lancée par le Hezbollah contre le nord d’Israël dans la nuit de mercredi à jeudi.

Réagissant à des rumeurs d'attaque d'ampleur, le Commandement du front intérieur avait même publié un communiqué indiquant qu'il n'y avait aucun changement dans les directives de sécurité.

Selon Tsahal, les services militaires disposaient d’indications laissant penser que le mouvement chiite libanais préparait une attaque d’ampleur inhabituelle. Toutefois, ces signaux n’avaient pas été jugés assez exceptionnels pour déclencher une alerte publique immédiate, dans un contexte où des centaines de roquettes avaient déjà été tirées contre Israël depuis le début des affrontements liés à la guerre contre l’Iran.

La situation a été compliquée par la diffusion, en fin d’après-midi, d’informations sur les réseaux sociaux évoquant un barrage imminent. Plusieurs conseils régionaux du nord d’Israël ont alors averti leurs habitants de possibles tirs en provenance du Liban. Dans le même temps, des médias internationaux, dont CNN, rapportaient que des responsables israéliens anticipaient une possible intensification significative des attaques menées par le Hezbollah et l’Iran.

Face à cette fuite, des responsables militaires reconnaissent aujourd’hui que l’armée aurait dû communiquer plus rapidement et de manière plus transparente avec la population, notamment afin de préserver la confiance du public. Les autorités locales du nord n’ont été officiellement informées que peu avant le début des frappes, un délai que l’armée elle-même juge désormais insuffisant.

Tsahal a annoncé l’ouverture d’une enquête interne afin de tirer les enseignements de cet épisode et d’améliorer à l’avenir les procédures d’information du public en cas de menace d’attaque majeure.

Une salve d’environ 200 roquettes et une vingtaine de drones

D’après l’armée israélienne, l’attaque du Hezbollah comprenait près de 200 roquettes ainsi qu’une vingtaine de drones. Les militaires estiment que ce volume représente environ un tiers de l’attaque initialement envisagée par l'organisation terroriste, grâce à des frappes préventives qui ont notamment ciblé un lance-roquettes et plusieurs centres de commandement du Hezbollah au Liban.

Dès le début des tirs, l’armée a également frappé les positions de lancement identifiées, affirmant avoir détruit environ la moitié des lanceurs impliqués. Dix postes de commandement du Hezbollah auraient par ailleurs été visés dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement.

La plupart des projectiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne israéliens ou sont tombés dans des zones non habitées. Deux roquettes ont toutefois touché des quartiers résidentiels, provoquant des dégâts matériels et faisant deux blessés légers.

Concernant les drones, presque tous ont été abattus. L’un d’eux s’est écrasé à proximité d’une localité frontalière sans exploser, selon l’armée.

Dans le même temps, l’Iran a également lancé plusieurs missiles balistiques vers Israël. Les systèmes de défense israéliens affirment les avoir tous interceptés.

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