Dans un entretien accordé au magazine The Atlantic, Trump a déclaré : « Ils veulent parler, et j’ai accepté de parler, donc je parlerai avec eux. Ils auraient dû le faire plus tôt. Ils auraient dû accepter ce qui était très raisonnable et facile à mettre en œuvre. Ils ont attendu trop longtemps. »
Interrogé depuis sa résidence en Floride sur la possibilité d’interrompre l’opération militaire pour permettre ces discussions, le président ne s’est pas engagé. À la question de savoir si la conversation aurait lieu « aujourd’hui ou demain », il a répondu : « Je ne peux pas vous le dire. »
Trump a également affirmé qu’une partie des responsables iraniens impliqués dans les négociations récentes ne sont plus en vie : « La plupart de ces gens ne sont plus là. Certains de ceux avec qui nous travaillions n’existent plus, car cela a été un coup très dur. Ils auraient dû conclure un accord plus tôt. Ils ont joué à des jeux trop sophistiqués. »
Le président a répété son appel au peuple iranien à profiter d’une « opportunité rare » pour renverser le régime si les circonstances s’y prêtent. Interrogé sur la possibilité de prolonger les frappes américaines pour soutenir un éventuel soulèvement populaire, Trump est resté évasif : « Il faudra voir quand cela arrivera. On ne peut pas répondre à cette question maintenant. »
Il s’est toutefois dit convaincu qu’une contestation populaire pourrait aboutir, évoquant des scènes de célébration observées en Iran ainsi que des rassemblements de soutien d’exilés iraniens à New York et à Los Angeles. « Cela va arriver. Vous le voyez. Beaucoup de gens sont très mécontents là-bas. »
Concernant les marchés pétroliers, qui doivent rouvrir dans la nuit, Trump estime que l’impact sur les consommateurs américains devrait rester limité grâce au succès initial de l’opération : « Il aurait pu y avoir une hausse massive des prix du pétrole si les choses avaient mal tourné ».