À la veille du deuxième cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis, prévu mardi à Genève sous médiation d’Oman, les forces navales des Gardiens de la Révolution ont entamé un exercice militaire dans le détroit d’Ormuz. Selon les agences de presse iraniennes Tasnim et Fars, affiliées aux Gardiens, l’exercice, qualifié de « contrôle intelligent », vise à préparer l’Iran à faire face à d’éventuelles menaces sécuritaires. Ces derniers jours, l’Iran avait déjà menacé de lancer un tel exercice, en réponse à l’accumulation de forces américaines dans la région.
Parallèlement, le Taliban a annoncé sa volonté d’aider l’Iran en cas d’attaque américaine. Zabiullah Mujahid, porte-parole du mouvement, a déclaré à la radio iranienne que les citoyens afghans étaient prêts à soutenir le peuple iranien si nécessaire, précisant que le Taliban ne souhaite pas la guerre mais pourrait intervenir pour limiter les conséquences d’une attaque. Bien que l’Iran ne reconnaisse pas officiellement le régime taliban, les deux gouvernements collaborent depuis plusieurs années.
Dans le même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré à Genève le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, pour des discussions techniques approfondies, préparant le terrain pour les négociations avec les émissaires américains, Steve Witkoff et Jared Kushner. Araghchi est arrivé en Suisse à la tête d’une délégation diplomatique et d’experts pour ce deuxième cycle de pourparlers.

Le directeur de l’AIEA a rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères, Photo : MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES D’IRAN
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a assuré que si un accord était conclu, l’Iran accepterait le contrôle de l’AIEA, incluant la possibilité de contrôles journaliers pour détecter toute activité suspecte. « Il ne sera pas possible de produire une bombe nucléaire en secret, même dans des installations souterraines », a-t-il précisé.
Par ailleurs, selon CBS, Donald Trump aurait indiqué à Netanyahu en décembre qu’il soutiendrait une attaque israélienne contre le système de missiles balistiques iranien en cas d’échec des négociations.
Ces préparatifs militaires et diplomatiques illustrent la tension persistante dans la région et les enjeux stratégiques autour du programme nucléaire iranien et de la présence américaine dans le Golfe. Le succès des négociations dépendra non seulement de l’engagement de l’Iran à respecter les accords de supervision de l’AIEA, mais aussi de l’équilibre délicat entre pressions militaires et diplomatiques exercées par les États-Unis et leurs alliés régionaux.
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