Moyen-Orient

En présence de dirigeants musulmans, sans Netanyahu : le plan à plusieurs milliards que Trump doit dévoiler pour Gaza

Le président américain annoncera la semaine prochaine, un vaste plan de reconstruction pour Gaza, il comprendrait également la création d’une force internationale de stabilisation et un dispositif prévoyant l’exil des hauts responsables du Hamas.

2 minutes
13 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

En présence de dirigeants musulmans, sans Netanyahu : le plan à plusieurs milliards que Trump doit dévoiler pour Gaza
Le Conseil de la paix, présidé par Donald Trump, devra superviser l’administration et la reconstruction de Gaza

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La « Conseil de paix pour Gaza », dont le sommet est prévu le 19 février, réunira des délégations d’au moins vingt pays, parmi lesquels la Turquie, l’Égypte, l’Arabie saoudite et le Qatar. La participation israélienne reste incertaine, alors même que Jérusalem redoute une tentative extérieure d’imposer un règlement dans la bande de Gaza à des conditions jugées incompatibles avec ses intérêts sécuritaires.

Selon des informations rapportées par Reuters, le président américain doit détailler un programme de reconstruction « généreusement » financé, sans que Washington n’ait officiellement sollicité de contributions. Plusieurs États auraient proposé d’eux-mêmes un soutien financier et logistique.

Le plan inclurait le déploiement, sous mandat des Nations unies, d’une force de stabilisation composée de plusieurs milliers de soldats fournis par différents pays. Cette force serait chargée de sécuriser le territoire dans les mois à venir.

L’un des points centraux concernerait le désarmement du Hamas. D’après les éléments évoqués, les membres de l’organisation acceptant la démilitarisation et un engagement formel en faveur d’une coexistence pacifique pourraient bénéficier d’une amnistie. Les cadres souhaitant quitter l’enclave se verraient proposer un passage sûr vers des pays d’accueil.

Les discussions porteront également sur les travaux de la « Commission nationale de gestion de Gaza », créée pour remplacer le Hamas dans l’administration civile quotidienne de la bande. Cette instance a tenu sa première réunion en janvier et doit présenter un rapport détaillé sur ses avancées. Des mises à jour sont aussi attendues concernant l’acheminement de l’aide humanitaire et la mise en place d’une nouvelle police locale.

Le bureau du Premier ministre israélien a confirmé qu’il ne se rendrait pas au sommet et participera à distance à la conférence annuelle de l’AIPAC, autre rendez-vous sensible sur le plan politique.

L’absence de Netanyahu au sommet intervient alors que le Conseil de paix rassemble plusieurs dirigeants arabes et musulmans, dont certains issus de pays entretenant des relations complexes avec Israël.

À Jérusalem, certains responsables s’interrogent sur la marge de manœuvre réelle laissée à Israël si une architecture politique et sécuritaire pour Gaza devait être présentée comme un fait accompli. Le plan américain, s’il se concrétise, pourrait redessiner l’équilibre régional à condition que les différentes parties acceptent d’en assumer le prix politique.

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