Vie politique

Budget de l’État : que se passe-t-il si la Knesset ne l’adopte pas à temps ?

En Israël, le calendrier budgétaire ne laisse aucune place à l’improvisation, la loi impose au gouvernement de faire adopter le budget de l’État au plus tard le 31 mars, à défaut, la sanction tombe d’elle-même : dissolution automatique de la Knesset et élections anticipées dans un délai d’environ 90 jours.

2 minutes
28 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Budget de l’État : que se passe-t-il si la Knesset ne l’adopte pas à temps ?
Istock

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Cette échéance s’applique chaque année. Après la formation d’un nouveau gouvernement, le compte à rebours démarre à la date de son investiture. Si le budget n’est pas voté avant le 31 mars, la coalition tombe sans vote de défiance ni décision politique supplémentaire.

Pourquoi la date est-elle si sensible ?

Parce qu’elle conditionne la survie du gouvernement. Ministres et chefs de coalition rappellent régulièrement que tout agenda législatif doit s’aligner sur ce couperet, sous peine de provoquer des élections anticipées.

Israël est-il déjà allé aux urnes pour cause de budget non adopté ?

Oui. En décembre 2020, la Knesset a été dissoute après l’échec du gouvernement d’union à faire passer le budget dans les délais prolongés. Le scrutin s’est tenu en mars 2021.
À l’époque, les députés avaient déjà repoussé l’échéance initiale afin d’éviter des élections immédiates. Le compromis a fini par céder. La dissolution est alors devenue automatique.

Peut-on repousser l'échéance ?

Oui, mais au prix d’un vote d’une loi spéciale. La Knesset a déjà utilisé cette option en période de crise pour gagner du temps. En août 2020, les députés ont validé un report afin de permettre la poursuite des négociations entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre alternatif Benny Gantz.
Ces extensions restent politiquement risquées et n’offrent aucune garantie d’adoption finale du budget.

Une course contre la montre récurrente

À l’approche du 31 mars, les gouvernements accélèrent souvent la procédure : commissions, débats en séance plénière, votes groupés. L’argument de la chute automatique sert alors de levier pour faire avancer le texte.

En clair : sans budget voté à temps, le système s’auto-dissout. En Israël, le budget n’est pas qu’un texte financier. C’est un test de survie politique.

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