Le Premier ministre Binyamin Netanyahu participera demain (jeudi) à la cérémonie de signature d'un accord de principe pour déménager le célèbre safari de Ramat Gan vers le parc Ariel Sharon, un projet qualifié d'"historique" par le gouvernement mais vivement contesté au sein même de la municipalité.
Présenté comme "une annonce urbanistique et environnementale sans précédent" par le ministère de l'Environnement, le projet prévoit de libérer les 1000 dunams occupés actuellement par le safari pour y construire des milliers de logements et infrastructures commerciales. L'opération pourrait générer des dizaines de milliards de shekels pour l'Autorité des terres d'Israël, qui financera en retour la construction d'un nouveau safari moderne dans le parc Ariel Sharon (8000 dunams).
Le maire Carmel Shama HaCohen, qui porte ce projet depuis 2018, promet une transformation urbaine majeure : résolution des embouteillages chroniques, expansion municipale de 1000 dunams supplémentaires, et création du "premier quartier intelligent d'Israël" dédié à l'IA et à la robotique avec logements abordables.
Le maire adjoint Roy Barzilai, également président du safari, dénonce avec virulence ce qu'il qualifie de "vente" aux entrepreneurs. "Un ministère chargé de protéger la nature devrait promouvoir le renouvellement urbain dans le tissu existant, pas sacrifier les derniers espaces verts", fustige-t-il, soulignant que ni la direction du safari ni le conseil municipal n'ont été consultés.
Le projet soulève plusieurs problèmes juridiques et environnementaux : il n'a pas été approuvé par le comité de district de Tel Aviv sur la juridiction duquel se trouve le parc Ariel Sharon, constitue une atteinte directe aux espaces verts publics, et les plans de désengorgement routier restent flous et non validés.
Au parc Ariel Sharon même, situé sur un ancien site de décharge, on reconnaît que les terrains sont "constamment menacés" par divers projets immobiliers et d'infrastructure, ce qui explique l'acceptation ambiguë du transfert.
Pour Roy Barzilai, plusieurs conditions non négociables doivent être posées au déplacement du safari: le maintien de la propriété et de la gestion municipales, une allocation préalable des ressources pour des installations supérieures aux actuelles, le maintien du site dans les limites de Ramat Gan, la protection des droits des employés et la limitation des constructions urbaines à 40% de la surface totale afin de préserver des espaces verts.
Ce dossier marque le début d'un processus de planification qui promet d'être long et conflictuel, opposant vision développementaliste et préservation environnementale dans l'une des zones les plus prisées du centre d'Israël.
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