Israël

Ce qu'a découvert un père endeuillé de la guerre sur la mère d'un des bébés décédés à Jérusalem

La mère de l'un des bébés décédés hier dans le drame dans une garderie de Jérusalem menait depuis le 7 octobre un projet commémoratif exceptionnel.

3 minutes
20 janvier 2026

ParGuitel Benishay

Ce qu'a découvert un père endeuillé de la guerre sur la mère d'un des bébés décédés à Jérusalem
Le pendentif à l'effigie de Yehonatan Luber, z'l. Photo: page FB Hagay Luber

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Au lendemain du drame qui a coûté la vie à deux jeunes bébés dans le quartier de Romema à Jérusalem, on découvre que la mère de l'un des petits menait depuis le 7 octobre un projet commémoratif exceptionnel.

Dès le 8 octobre, Hani Katz, la mère du petit Ari, z'l, et sa soeur ont lancé l'initiative "Takhshik" – un projet bénévole qui a permis de créer et de remettre des milliers de pendentifs commémoratifs portant les photos et noms des victimes et des soldats tombés au combat. Ces bijoux ont été remis aux familles endeuillées à travers tout le pays.

C'est Hagay Luber, le père de Yehonatan, z'l, tombé au combat à Gaza qui a raconté avec beaucoup d'émotion ce lien et les réflexions que ce lien lui a inspiré après le drame.

"Hier, moi aussi j'ai participé, au moins en tant qu'auditeur, à la frénésie générale. Moi aussi j'ai critiqué 'les parents irresponsables'. Moi aussi j'ai émis un jugement sur 'la crèche qui ne répondait pas aux conditions minimales'. Moi aussi j'ai pensé à la ''conseillère juridique qui a poussé les orthodoxes vers des crèches bon marché'. Moi aussi j'ai lu sur 'la culture du mépris, de la violation de la loi et du manque de responsabilité des orthodoxes'. Moi aussi je me suis empressé de porter un jugement et de prendre position. Moi aussi je me suis embourbé dans ces eaux troubles'', écrit le père endeuillé.

''Et soudain, mon épouse m'a raconté que la mère de l'un des bébés décédés, Hani Katz de l'initiative Takhshik, est venue nous voir pendant la semaine de deuil et nous a apporté un collier en forme de cœur gravé à l'effigie de Yehonatan. C'est ce qu'elle fait pour chaque famille endeuillée'', poursuit-il.

''Et soudain, ce qui n'était qu'un 'grave événement' nécessitant une réaction a pris des noms et des visages. Elle se tenait devant moi, une mère dans toute sa douleur, dans toute sa peine, dans toute sa perte.

Et j'ai compris que pour moi, cela aurait dû être le seul angle à considérer : partager la douleur et la souffrance de l'âme.

Et que les organismes responsables et professionnels enquêtent, examinent et tirent des conclusions.

Qu'est-ce qui m'est arrivé, à moi, père endeuillé, pour que je me joigne à cette 'célébration' et que je me laisse emporter, ne serait-ce qu'en pensée, dans cette terrible danse d'accusations, alors que les morts sont encore devant nous, avant même l'enterrement ?

Je l'ai regretté. Et j'ai failli déchirer mes vêtements [en signe de deuil]'', a conclu Hagay Luber, appelant chacun à la réflexion lorsque des jugements sont portés après un événement aussi dramatique.

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