Dans l’appareil sécuritaire israélien, l’hypothèse d’une attaque iranienne n’est plus théorique. Elle est désormais intégrée comme une possibilité crédible dans les scénarios de travail, en particulier si les États-Unis devaient frapper des cibles stratégiques en Iran. Selon cette lecture, Téhéran pourrait choisir de riposter directement contre Israël.
À ce stade, aucune modification n’a été apportée aux consignes du Commandement du front intérieur destinées à la population civile. En arrière-plan, en revanche, l’activité est intense. Tsahal, et en particulier l’armée de l’air, le système de défense aérienne et les organes chargés de la planification opérationnelle, travaillent sans relâche pour améliorer les capacités de protection du territoire et affiner les options de réponse.
Des réservistes ont été mobilisés, les systèmes d’interception sont redéployés et optimisés, et des ajustements continus sont opérés afin de renforcer la capacité de réaction face à une éventuelle salve de missiles iraniens. Cette montée en puissance se fait de manière progressive, consciente des limites industrielles liées à la production et au renouvellement des intercepteurs.
Le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a récemment effectué une visite au Commandement du front intérieur, au cours de laquelle il a affirmé que Tsahal était prête à faire face à l’ensemble des menaces pesant sur Israël. Il a souligné que l’armée disposait à la fois de capacités défensives robustes et d’options offensives significatives, et que les enseignements des opérations récentes avaient été pleinement intégrés, y compris la possibilité d’une guerre déclenchée par surprise.
Cette accélération des préparatifs s’inscrit dans un contexte régional particulièrement volatil. La question iranienne a occupé une place centrale lors de la récente rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump en Floride. Si, côté israélien, on estimait initialement disposer de plusieurs mois pour épuiser les canaux diplomatiques, la dynamique s’est modifiée avec l’aggravation des tensions internes en Iran et les échanges de menaces entre Washington et Téhéran.
Selon plusieurs sources concordantes, une frappe américaine envisagée ces derniers jours aurait été annulée à la dernière minute peut-être sous la pression turque et qatarie. Les États-Unis poursuivent néanmoins le renforcement de leur dispositif militaire au Moyen-Orient, laissant ouverte la possibilité d’une action ultérieure. À Jérusalem, on souligne que chaque jour supplémentaire permet d’améliorer la préparation israélienne, même si certaines capacités ne peuvent être accrues qu’à un rythme limité.
Dans ce contexte, l’incertitude demeure totale quant aux intentions finales de Washington. Une action militaire, une manœuvre diplomatique prolongée ou une stratégie de dissuasion indirecte restent toutes possibles. En Israël, l’évaluation dominante est que la période de tension actuelle pourrait se prolonger encore plusieurs jours, voire quelques semaines.
Une chose est sûre : même en l’absence d’attaque immédiate, le système de défense israélien se comporte comme si l’escalade pouvait survenir à tout moment.
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