Alors que l'armée israélienne se félicite d'une baisse de 80% du terrorisme palestinien en Judée-Samarie et d'une diminution de 42% du nombre de victimes israéliennes, l'année 2025 a connu une flambée préoccupante des violences commises par des émeutiers israéliens : le nombre d'incidents de criminalité nationaliste a bondi de 27,3%, passant de 682 actes en 2024 à 867 en 2025.
Plus inquiétant encore, la gravité de ces incidents s'est intensifiée. Le nombre d'actes qualifiés de "graves" est passé de 83 en 2024 à 128 en 2025, témoignant d'une escalade marquée par des incendies de maisons, de véhicules et de commerces palestiniens, ainsi que des violences contre les forces de sécurité israéliennes elles-mêmes.
Dans ces données révélées par son Commandement central, l'armée a également révélé un phénomène particulièrement préoccupant : des dizaines de soldats servant dans la région auraient participé à ces incidents. Ils ont été suspendus et relevés de leurs fonctions.
Selon le Commandement central, environ 300 jeunes âgés de 13 à 26 ans, majoritairement des adolescents échappant à toute autorité parentale ou rabbinique, seraient impliqués dans ces violences. Parmi eux, quelque 70 individus sont considérés comme des éléments radicaux.
Le général de division Avi Balut, commandant du Commandement central, a émis plusieurs ordres pour aider le système judiciaire à gérer ces cas. Il a notamment ordonné le recours au bracelet électronique pour les auteurs de crimes nationalistes. Toutefois, sur les deux jeunes hommes visés par cette mesure, un seul l'a acceptée.
L'armée rappelle que certains des émeutiers ayant agressé une femme arabe enceinte à Jaffa il y a quelques semaines font l'objet d'ordres d'expulsion des avant-postes situés dans les territoires.
Le terrorisme palestinien en net recul
Parallèlement, les données révèlent une baisse significative du terrorisme palestinien : 847 incidents recensés en 2023, 258 en 2024, et seulement 57 en 2025. Le nombre de victimes israéliennes a également chuté, passant de 35 morts en 2024 à 20 en 2025, dont 7 membres des forces de sécurité.
Le nombre de Palestiniens tués a également diminué, avec 240 morts en 2025 contre 500 en 2024 et 504 en 2023. L'armée précise qu'il ne s'agit pas d'un changement dans les règles d'ouverture du feu, mais d'une simple diminution du nombre de victimes. Fait notable : alors que 72% des Palestiniens éliminés entre 2023 et 2024 portaient des armes à feu, ce taux est tombé à 40% en 2025.
42 fermes illégales à l'origine de 90% des violences
Le Commandement central pointe du doigt l'existence de 42 exploitations agricoles non coordonnées fonctionnant comme des avant-postes illégaux, responsables d'environ 90% des incidents violents. Sur les 69 nouvelles implantations que le gouvernement israélien a décidé d'établir, incluant des dizaines de fermes illégales destinées à être légalisées, une vingtaine ou une trentaine ont déjà été approuvées.
L'armée déploie un dispositif de protection pour les exploitations agréées qui coopèrent avec elle, mais certains avant-postes refusent toute collaboration et opèrent en dehors de toute réglementation.
L'afflux massif de travailleurs palestiniens clandestins
Autre défi majeur : la présence de 50 000 à 70 000 "Shebaim" (travailleurs palestiniens illégaux) résidant en Israël. En 2025, 15 443 infiltrés ont été identifiés, dont 6 807 ont été appréhendés. L'armée estime qu'entre 800 et 1 500 infiltrés pénètrent chaque semaine en Israël par le secteur du Commandement central, et un nombre similaire par celui de la zone entourant Jérusalem. Tsahal note que la plupart des attaques perpétrées par ces travailleurs clandestins ont été menées par des personnes ayant franchi la frontière via la "ligne verte".
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