L'ancien Premier ministre français, Manuel Valls, est en déplacement en Israël et a affirmé dans un entretien au Jerusalem Post : "Si Israël tombe, nous tombons." "Les enjeux mondiaux, la lutte contre l’islamisme, la lutte contre le régime des mollahs et ses dangers, les liens entre l’Iran et la Russie, l’avenir de la France et de l’Europe se décident ici, sur la terre d’Israël", a-t-il poursuivi. Il a souligné au quotidien israélien que bien qu'il ne soit pas juif, il est "ami d'Israël depuis très longtemps" et que son engagement envers l'Etat hébreu est indissociable de son passé au sein de la gauche politique.
"D’ailleurs, on l’oublie souvent, mais les relations franco-israéliennes sont souvent passées par la gauche. Ce fut le cas des relations entre Golda Meir, Rabin, Shimon Peres, Mitterrand, Jospin et tous ceux dont nous sommes aujourd’hui les héritiers."
"Mais aujourd’hui, je crois aussi que la meilleure façon de lutter contre l’antisémitisme, clairement et honnêtement, est de soutenir Israël. » Valls définit l’antisémitisme comme « la haine des Juifs et la haine d’Israël intimement liées."
Manuel Valls critique aussi certains dirigeants français qui, selon lui, méconnaissent la nature de l'antisémitisme moderne : "Ils ne comprennent pas que l'antisémitisme d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier. L'affaire Dreyfus, la collaboration avec les nazis en 1940, la Shoah, la déportation des Juifs français, l'antisémitisme chrétien traditionnel ou d'extrême droite, tout cela est bien réel, et nous devons continuer à enseigner la Shoah à l'école."
"Mais la haine des Juifs aujourd’hui est liée à la haine d’Israël. Le meilleur moyen de lutter contre l’antisémitisme est de défendre Israël. Et c’est là que je suis en désaccord avec certains hommes politiques, comme [le président] Emmanuel Macron."