Selon un haut responsable américain cité par le New York Times, Benyamin Netanyahou aurait demandé à Donald Trump de reporter l'attaque militaire que Washington aurait envisagée contre l’Iran en en raison du manque de préparation d'Israël face à une riposte iranienne.
Dans le même temps, l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman auraient eux aussi mené une intense campagne diplomatique de dernière minute pour dissuader le président américain de recourir à la force. Ce jeudi, un haut responsable saoudien a déclaré à l’AFP que ces pays du Golfe avaient averti Washington qu’une attaque américaine contre l’Iran entraînerait de « graves conséquences pour la stabilité régionale ». « Les parties sont toujours en contact », a-t-il précisé, affirmant que l’objectif était de donner à Téhéran une nouvelle occasion de démontrer sa bonne foi.
Selon le Financial Times, la situation se serait « apaisée pour le moment ». D’après une source proche du dossier, les États-Unis auraient choisi de laisser les discussions se poursuivre les discussions avec l’Iran. Le quotidien économique rapporte que l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar, Oman et l’Égypte ont pris part aux efforts visant à dissuader Donald Trump d’ordonner une attaque, en soulignant notamment le risque d’une flambée des prix du pétrole.
Des sources diplomatiques iraniennes ont par ailleurs affirmé à la chaîne libanaise Al-Mayadeen qu’un acteur régional proche de Téhéran leur avait indiqué que les États-Unis avaient annulé leurs plans d’attaques militaires contre l’Iran.