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SupPlant, la startup qui économise l'eau, chronique de Jean-François Strouf

3 minutes
15 janvier 2026

ParGabriel Attal

SupPlant, la startup qui économise l'eau, chronique de Jean-François Strouf
SupPlant

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Nous partons à la rencontre de la startup SupPlant créée en 2012 et dont le siège est à Afoula en Galilée.

Les 2 P de la startup ne signifient nullement qu’elle cherche à supplanter qui que ce soit ou quoi que ce soit : Sup indique qu’elle agit pour obtenir davantage de résultats et plant indique le domaine d’activité, celui de l’agritech.

Les systèmes de précision en agriculture de SupPlant ont permis d’économiser 35% de la consommation d’eau dans la culture des palmiers-dattiers sur deux ans, même avec des conditions estivales de plus en plus difficiles et sèches. La clé réside dans la synchronisation parfaite et la quantité d’irrigation précise tout au long de l’année. Et il y’a eu quelques avantages supplémentaires. Non seulement des quantités considérables d’eau ont été préservées, mais des résultats remarquables ont également été observés dans les cultures elles-mêmes, avec une augmentation de 22% du rendement global en 2022 et un rendement supérieur de 30% en 2023, notamment en ce qui concerne la taille des fruits.

SupPlant installe des capteurs mesurant la tension de l’eau dans la plante, l’humidité du sol et les conditions climatiques locales. Ces données sont transmises vers une plateforme cloud où des algorithmes d’apprentissage automatique calculent en temps réel les besoins hydriques exacts des cultures. Le système peut ensuite recommander ou automatiser l’irrigation afin d’éviter le stress hydrique ou la sur-irrigation. Donc la technologie principale repose sur la coordination entre capteurs connectés et algorithmes d’IA.

Le modèle de SupPlant repose sur la « lecture » directe de la plante plutôt que sur des moyennes climatiques, une approche dite « Plant-first irrigation ». Cette technologie permettrait jusqu’à 30 % d’économie d’eau et une amélioration mesurable du rendement. Elle a été adoptée dans des régions arides et semi-arides, notamment en Afrique, en Amérique latine et en Inde, pour soutenir les petits exploitants agricoles face au changement climatique. Le modèle de SupPlant repose sur la « lecture » directe de la plante plutôt que sur des moyennes climatiques, une approche dite « Plant-first irrigation ». Cette technologie permettrait jusqu’à 30 % d’économie d’eau et une amélioration mesurable du rendement. Elle a été adoptée dans des régions arides et semi-arides, notamment en Afrique, en Amérique latine et en Inde, pour soutenir les petits exploitants agricoles face au changement climatique.

L’entreprise collabore avec des gouvernements, des ONG et des fournisseurs agricoles pour rendre sa technologie accessible via des plateformes mobiles et des modèles d’abonnement. SupPlant bénéficie de financements de fonds d’investissement spécialisés dans l’AgriTech et de programmes d’innovation israéliens favorisant l’adaptation agricole au climat.

Jean-François Strouf