L'administration Trump devrait annoncer ce mercredi le passage à la phase suivante de son plan pour la Bande de Gaza, en dévoilant les 15 membres du comité palestinien chargé de son administration transitoire. Selon le Wall Street Journal citant des sources américaines, le maintien relatif du cessez-le-feu malgré des violations ponctuelles, et le retour de tous les otages à l'exception du sergent-chef Ran Gvili, permettent désormais de passer de l'arrêt des hostilités à la gouvernance et à la reconstruction du territoire.
Israël, de son côté, a déjà signifié à plusieurs reprises qu'un passage à la deuxième phase n'était pas envisageable tant que la dépouille de Ran Gvili n'aura pas été restituée. Selon des responsables israéliens, les organisations terroristes à Gaza ne font pas le nécessaire pour localiser le corps du dernier otage. ''Il existe plusieurs pistes qui n'ont pas été explorées'', affirment-ils, ''Israël a transmis des informations qui auraient dû déboucher sur des actions concrètes qui n'ont pas été entreprises. Aucune recherche effective n'a été lancée sur la base de ces renseignements''.
Le QG des familles d'otages et le forum Tikva de familles d'otages se sont tous deux insurgés contre cette volonté de passer à la deuxième phase de l'accord alors qu'il reste un otage dans la Bande de Gaza.
Pourtant, l'administration américaine semble décider à avancer et des noms sont évoqués pour former le ''comité national pour la gestion de Gaza" composé de technocrates qui seront responsables de la gestion quotidienne du territoire. Selon quatre responsables officiels et six autres sources informées ayant parlé au New York Times, Ali Shaath, ancien vice-ministre palestinien de la Planification, a été choisi pour diriger le comité. Les sources américaines espèrent que sa création contribuera à éroder le contrôle du Hamas sur Gaza.
Originaire de Gaza et résidant actuellement en Judée-Samarie, Shaath fait partie de l'Autorité palestinienne depuis sa création. Il a occupé plusieurs postes sous Yasser Arafat dans les années 1990, débutant au ministère de la Planification et de l'Aide internationale, puis passant aux Transports et aux zones industrielles urbaines.
Une source palestinienne haut placée a déclaré à Sky News Arabic que la signature du protocole du comité et la liste de ses membres seront finalisées dans quelques jours. Un autre responsable palestinien a précisé à Ynet que si les candidats ne proviennent pas nécessairement de la direction du Fatah, tous sont membres de l'organisation, proches d'elle ou de l'OLP. Selon lui, aucun nom ne peut être considéré comme proche du Hamas, à l'exception d'Ayyad Yaghi, membre de l'initiative de Moustapha Barghouti, qui reste également membre du Conseil central de l'OLP.
Rappelons que sur ce point aussi, la position des autorités israéliennes divergent de ce qui est annoncé. En effet, Binyamin Netanyahou a martelé tout au long de la guerre qu'Israël ne permettra pas l'établissement à Gaza d'une structure dirigée ni par le Hamas, ni par le Fatah: ''Ni Hamastan, ni Fatahstan'', a-t-il maintes fois déclaré.
Par ailleurs, selon le Wall Street Journal, Nikolay Mladenov, ancien envoyé spécial de l'ONU pour la paix au Moyen-Orient et ex-ministre bulgare des Affaires étrangères, sera nommé nouveau représentant en chef du "Conseil pour la paix" dirigé par Trump, chargé de superviser la mise en œuvre du plan de paix. Mladenov servira de liaison entre le panel de technocrates palestiniens et le Conseil pour la paix. Il s'est rendu en Israël la semaine dernière et a rencontré Netanyahou ainsi que des hauts responsables palestiniens.
Le Conseil pour la paix, qui comptera environ 12 membres, fournira des orientations de haut niveau sur les questions liées à Gaza. Trump, s'exprimant dimanche devant des journalistes à bord d'Air Force One, a déclaré que le conseil serait composé des "leaders les plus importants des pays les plus importants", sans révéler leurs noms.
A cela s'ajoute le fait qu'aucune information précise n'a encore été donnée sur l'identité des pays qui participeraient à la force de stabilisation internationale.
Beaucoup de questions demeurent donc en suspens alors que l'administration américaine semble être décidée à progresser vers la deuxième phase de l'accord. Des zones d'ombre accentuées par le fait que le Hamas n'est toujours pas désarmé et s'oppose à toute action dans ce sens.
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